Licorne

 

Grimoire parcheminé, ganté de cuir ambré

Révèle-moi les secrets des mondes oubliés.

Que sont devenues les Chimères cambrées,

Et les fiers Centaures aux bustes dénudés ?

 

Promènent-ils encore leurs mystères ici bas ?

J’imagine un sous bois, où ils seraient là.

La Licorne, craintive ne se montrant pas,

De peur d’être la proie d’un vil scélérat.

 

Je ferme les yeux et je revois  les chemins

Qu’empruntaient les Dragons au petit matin,

Déployant leurs ailes aux reflets carmin

Ils s’élevaient alors, dans des vols sans fin.

 

L’écritoire est aujourd’hui refermé sur émerveille

Nous avons oublié les Phénix et leur feu vermeil

Dans nos ciels gris, ne volent plus que les abeilles.

Oublié le temps où nous croyons aux merveilles !

 

Grimoire, raconte-moi encore la belle histoire

De ce fabuleux bestiaire, car je veux  y croire

Et la graver à jamais au fond de  ma mémoire

La faire revivre à l’infini du matin jusqu’au soir

 V.P.

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