lucy

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Oh Lucy, entends-tu palpiter cette humanité qui est tienne ?
Tes enfants sont devenus fous, ont perdus toutes tes valeurs,
Dans les méandres du profit, ils courent à grande vitesse
Dans des chevaux et des oiseaux de fers, toujours plus loin !

Oh Lucy, qu'il était doux le temps où ton ventre arrondi espérait !
Tes saisons respiraient au rythme lent des prémices de l'humanité.
Tu n'auras jamais connaissance de ce qu'ils sont capables aujourd'hui,
Tes yeux n'ont vus en eux qu'espoir et bonté, amour et humilité.

Oh Lucy, entends-tu les larmes de certains d'entre eux ?
Ces enfants cherchent le chemin vers la route que tu leur traças,
Ils espèrent retrouver l'essence de ce qu'être humain veut dire ;
Dans leur cœur brûle la genèse, d'un monde d'Emerveille.

Oh Lucy, qu'elle était belle la terre que tu foulais de tes pieds nus !
Le vent savait nourrir tes rêves, portant ton message au delà des temps
Tu regardais grandir tes enfants avec amour, tu espérais tant pour eux,
L'avenir tenait entre tes doigts et tu leur donna le meilleur.

Oh Lucy, qu'ont-ils fait de tout cela, dans leur course à l'envie ?
De batailles en carnages, de profits en dépits ils sont ivres,
Ils ont oublié l'essentiel, ils marchent en solitaires dans le vide,
Toujours plus loin, toujours plus bas à la quête de quoi ?

Oh Lucy, dis leur combien tu les aimais, combien ils sont tiens !
Rallume la flamme vive, pour éclairer leur trop longue nuit,
Afin qu'il ne dérivent infiniment sans jamais savoir guérir,
Ose espérer encore, qu'ils retrouvent le chemin de la vérité.

Oh Lucy, petite mère fragile des temps lointains
Oh Toi, si peu, si tant à la fois
Toi qui en ton ventre enfanta
Trois millions d'années jusqu'à moi
A Toi, je pense dans mes souffles courts
A Toi, je danse dans mes rêves utopiques
Oh Lucy, la bienveillance de ton regard me manque
Oh Lucy, je suis si seule parfois au milieu de cent
Moi qui suis si peu, si tant
Que puis-je pour qu'ils entendent ta voix ?

 

Valérie Pes

Texte sous copyright  Sceau1