anonyme

 

Gloire aux cons, qui par monts et par vaux sèment les graines de l'ennui !
Tristes cons qui de leur suffisance oublient qu'un simple élan du cœur
suffit bien souvent à tuer la peine qu'ils distillent sans même en tirer bonheur !
Ô cons, que nos vies seraient simples sans vos manies à engendrer soucis !

Gloire aux cons, qui du haut de leur ignorance brillent par leur absence d’élégance !
Cons ou connes aucune différence quand il s'agit de paroles qui n'ont de consistance
Que celui de pets dans l'eau , tels ces vents mauvais qui nous font alors suffoquer !
Ô cons, si vous n'existiez point, serions alors certains de toujours vivre en paix !

Gloire aux cons, qui se pavanent fièrement en croyant détenir l'ultime vérité !
Cons-coqs, tant vont leurs crucheries à l'eau qu'elles nous lassent et nous écœurent.
A tous ces Artaban, ces paons emplumés je lève mon verbe haut le cœur !
Ô cons, damnés soit vos atours, de grâce cessez vos sentiments déguisés !

Gloire aux cons, aux connes etc... Car ici bas, il n'en manque pas !
Qu'il soit cet autre ou moi parfois, jamais con n'a conscience d'exister,
Faut-il alors les plaindre ou leur pardonner ? Hélas, je ne sais pas !
La morale de cette histoire, et qu'en tout con sommeille un soi-même qui s'ignore !

Valérie Pes
Texte sous copyright 

Sceau1