samedi 19 avril 2008
Quantité de peu…
Qu’en est-il des chevaliers à l’âme vile,
Qui parjurent leurs mots les plus doux ?
Que deviennent les promesses faites à fleur de peau,
Quand elles s’étiolent à la langueur du temps ?
Qu’aurais-je à gagner à continuer de croire,
Que quelque part subsiste le dernier preux,
Que Gaïa cache en son sein, en cadeau précieux,
Quantité de peu, moi qui ne suis qu’espoir infini ?
Quelle aube nouvelle donnera sa revanche,
Quand tant de blessures ont tailladées mon cœur ?
Qu’alors je puisse être certaine de voir en Lui,
Quelques bribes de vérité pour retrouver confiance !
Qu’en est-il de ses rêves insensés par le vent emportés ?
Qu’ils fussent d’Emerveille ou de paille, ils restent gravés !
Qu’à la tombée de mes nuits ils se réveillent encore,
Quand d’insomnie j’effleure les reflets de leurs accords !
Qu’aurais-je à perdre si je ne sais plus croire aux possibles,
Que la vie me susurre au creux de l’oreille bien souvent ?
Quelle est donc cette amertume qui s’écume dans ma gorge,
Quand de désespoir je m’efforce de nager à contre courant ?
Que seront mes demains, lorsque le jour déchirera son voile ?
Qu’à la force de mon âme je sache enfin trouver le chemin,
Qui me conduira à la lisière d’un monde en nul autre pareil,
Que je sache reconnaître en cet autre, sa voix, son visage !
Quel est ce souffle brûlant, qui me retient à la vie,
Qu’en fermant les yeux je perçois dans mes songes ?
Qu’importe le temps qui se consume au fil de ma vie,
Quantité de peu, mais tellement vivante à jamais !
V.P.
mercredi 10 octobre 2007
Salammbô
Tanit à son zénith s’élève couronnée d’étoile
La nuit étend son linceul moiré sur la terre.
Pas un bruit ne vient troubler l’atmosphère,
Pas une seule ombre ne se glisse sous le voile.
Salammbô, les bras en croix, prie la déesse,
Psalmodiant sa litanie en vers impudiques,
Qu’elle égraine comme des notes de musique,
Et qui s’envolent comme l’écho de nuit d’ivresse.
La lune est pleine comme un ventre rond
Portant l’enfant contre son sein, elle veille !
La prêtresse lui fait l’offrande de son giron
Sous la pâleur de la nuit qui s’ensommeille.
Salammbô, les yeux ouvert sur l’astre divin,
Accomplit le rituel à Tanit l’intemporelle !
Se donnant corps et âme à la nuit de Samain,
Pour retrouver le goût du pêché originel.
Sarabande qui l’ensorcelle, la danse l’appelle
La divine se pare de mystère et se fait sensuelle.
Les étoiles pour seules complices, elle s’enfièvre
Vers le firmament, parée d’un sourire aux lèvres !
Salammbô, s’abandonne à la transe irréelle
Bien plus qu’une femme elle devient Elle.
Tanit, éclairant la nuit, se délecte de la danse
A jamais Salamnbô gardera son cœur immense.
jeudi 4 octobre 2007
Tenebris
In nomine patrie
Je te salut, esprit de la nuit.
Qui d’un souffle vaporeux,
Viens se poser à mon creux.
Encense moi de déraison
Lorsque naît la passion,
Je deviens la divine féline
Qui t’enjôle et te câline.
In nomine patrie
Je te salut, esprit de l’en vie.
Quand sur ma peau je te ressens
A pleins frissons, à plein sens.
Enivre moi de tes caresses
De mon cou jusqu’à mes fesses,
Vers toi offerte je me tends
Appelant nos jeux d’amants
In nomine patrie
Je te salut, esprit de la nuit.
Comme un rêve en consistance
Qui abolirait toute la distance,
Je te vis à travers l’espace éthéré
Tu es là, mon tendre bien aimé,
Et je t’aime à perdre la raison
Quand tu éveilles ma passion.
In nomine patrie
Nous aimer toute une nuit.
Croire que le rêve est immortel
Et au lever du jour toucher le réel.
Plonger mes yeux au fond des tiens
Et ne plus craindre la nuit qui revient.
Croire encore au lever d’autres jours
Et nous aimer à l’envie mon amour.
In nomine patrie
Je te salut, esprit de la nuit
In tenebris
En doux délices
lundi 1 octobre 2007
Underground
Lové au secret de nos cœurs qui s’affolent,
Ce qui fut pourtant d’une douceur évanescente,
Se fait parfois le fardeau de nos âmes folles,
Quand la chaleur de nos peaux est absente.
Underground, mon amour
Toucher la lumière d’un jour
Et s’aimer toujours….
J’ai rêvé tant de fois de toucher ton visage,
Que ton premier regard m’a foudroyé !
Te souviens-tu de l’instant du « passage »,
Quand ce premier contact nous a d’amour noyé ?
Underground, mon amour
Toucher la lumière d’un jour
Et s’aimer toujours….
Nous nous sommes accrochés l’un à l’autre
Nous découvrant pour la toute première fois.
Premier baiser, première caresse en nuls autres
Que nous, tu m’as donné des ailes tout contre toi.
Underground, mon amour
Toucher la lumière d’un jour
Et s’aimer toujours….
J’ai ouvert mon cœur à la vague de ton désir,
Tu sais si bien m’aimer, et me porter à la vie
La caresse de tes doigts enchante mes soupirs
Le parcours de ta langue m’emporte en magie.
Underground, mon amour
Toucher la lumière d’un jour
Et s’aimer toujours….
Je voudrais pourvoir crier à la face du monde
Combien je t’aime et que je désire te vivre,
Arracher nos chaînes et entrer dans la ronde
De cette histoire qui de passion nous enivre.
Underground, mon amour
Toucher la lumière d’un jour
Et s’aimer toujours….
Crois-tu que nous saurons être assez fort
Pour survivre malgré cette distance ?
J’ai peur de me perdre, lorsque je m’endors
Et que le vide se referme sur ton absence !
Underground, mon amour
Toucher la lumière d’un jour
Et s’aimer toujours….
Underground, mon amour
Toucher la lumière d’un jour
Et s’aimer toujours….
Underground, mon amour
Je t’aime et t’aimerai tous jours
A la lumière, de nos 15 ans toujours ?
vendredi 28 septembre 2007
Velours
J’irai puiser sur le velours de tes lèvres
La douceur infinie qui manque à ma vie.
Je me souviens avoir connu la fièvre
Lorsque nos baisers s’éveillèrent à la vie.
Je veux goûter encore et tous jours
A l’enivrante caresse de ta langue
Car tu fais naître l’envie d’amour
Et mon corps chavire et je tangue.
Dentelles noires et frissons indécents
Seront nos atours et pareront nos nuits
D’écume cristalline de sel incandescent,
Et feront de nos corps des perles d’envies
Velours de ta peau mêlée à la mienne
Velours de mes mains qui t’éveillent
Je mêlerai mon essence à la tienne
Quant nous atteindrons l’Emerveille.
Sous la blancheur des draps froissés
Nos corps alanguis d’amour se vivront
Nos langues câlines, humides et sucrées
Se feront la cours en baisers d’unisson.
J’irai puiser à ton âme le souffle du vent
L’éclat du soleil qui s’élève sans fin,
Et ferai de chaque instant, l’hors du temps
Pour t’aimer encore jusqu’à demain.
dimanche 23 septembre 2007
X l’instant
Je remercie Dan Garan
de m'avoir permis d'utiliser
l'une de ses photos.
N'hésitez pas à lui rendre visite
sur son blog.
Le voyage vaut le détour.
Elle, se fait amante impudique
Se donne à lui sans complexe.
Lui, inventant l’amour ludique
Attise tous leurs jeux de sexe.
Ensemble ils explorent le désir
Donnant à leurs joutes mutines
L’aura qui les porte au plaisir
Elle et Lui en notes libertines.
Lui, la prend sous son corps
La faisant frémir à l’envie
Il la goûte, et puis la mord
Jusqu’à la porter à la vie.
Elle se pâme et lui réclame
Ses caresses les plus coquines
Lui donnant jusqu’à son âme
Elle s’enivre de l’aube câline.
Il l’attache…… Elle consent
Les yeux bandés abandonnée
Tout de Lui…….Elle ressent
Dans sa fibre Tout lui donner.
Elle sensuelle, devient féline
Se presse contre son ventre
Puis se glissant à son échine
Reçois son sexe en son antre.
Ensemble il dansent encore
Tantôt devant, tantôt derrière
Ils vibres en corps à corps
Otant toutes les barrières.
Lui et Elle pour conjuguer
A l’infini, en déclinaisons
Toutes les saveurs d’aimer
Avec encore plus de passion.
vendredi 21 septembre 2007
Ysopet
Grimoire parcheminé, ganté de cuir ambré
Révèle-moi les secrets des mondes oubliés.
Que sont devenues les Chimères cambrées,
Et les fiers Centaures aux bustes dénudés ?
Promènent-ils encore leurs mystères ici bas ?
J’imagine un sous bois, où ils seraient là.
La Licorne, craintive ne se montrant pas,
De peur d’être la proie d’un vil scélérat.
Je ferme les yeux et je revois les chemins
Qu’empruntaient les Dragons au petit matin,
Déployant leurs ailes aux reflets carmin
Ils s’élevaient alors, dans des vols sans fin.
L’écritoire est aujourd’hui refermé sur émerveille
Nous avons oublié les Phénix et leur feu vermeil
Dans nos ciels gris, ne volent plus que les abeilles.
Oublié le temps où nous croyons aux merveilles !
Grimoire, raconte-moi encore la belle histoire
De ce fabuleux bestiaire, car je veux y croire
Et la graver à jamais au fond de ma mémoire
La faire revivre à l’infini du matin jusqu’au soir
mardi 18 septembre 2007
ZENITH
Lumière évanescente et diaphane du petit matin
S’élève doucement dans le ciel encore étoilé.
Dans les chênes, les oiseaux s’éveillent enfin
L’aurore doucement étrenne la belle journée.
Lentement la course de l’astre flamboyant
Continu sa route dans le bleu azur du ciel.
La forêt se met à mugir de mille chants,
Le petit matin se teinte de couleur miel.
Entends-tu les trilles du rossignol amoureux,
Qui de ses notes cristallines lance son appel ?
Sa chanson est un cri d’amour langoureux
Une mélodie impudique lancée vers sa belle.
Le soleil atteignant son Zénith, brûle enfin !
Pointant ses rayons, tels des feux ardents,
Il éclaire le monde de sa lumière sans fin
Réchauffant la terre depuis son firmament.
Qui a t-il de plus enivrant, que sa caresse ?
Un baiser sans doute, que l’on espère
Et qui vient s’échouer en note d’ivresse
Sur un corps qui se donne sans barrière.
Puisse t-il briller très haut à tout jamais,
Lorsque l’amour se fait écho enchanteur,
De cette chaleur qu’il donne à aimer
Comme des mots déposés sur nos cœurs.












